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 Dungeon Siege II

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MessageSujet: Dungeon Siege II   Jeu 28 Sep - 15:03



Si le style hack'n slash se prête peu à la finesse, Dungeon Siege montrait en 2002 des qualités indéniables dans la lignée d’un Diablo, instaurant même un nouveau standard de rendu visuel. Efficace et beau. Difficile, donc, de surprendre à nouveau et de révolutionner une fois de plus un genre bien établi. Dans une interview en juillet dernier, Chris Taylor nous avait fait part de sa volonté de ne pas chercher la révolution technique, mais d’accroître le plaisir de jouer en travaillant la profondeur du jeu. Verdict.



Combattants de toutes races, unissez-vous !



La création de votre personnage n’influe que peu sur votre aventure. En effet, quel que soit votre choix parmi les quatre races proposées, la spécialisation est évidente. Les demi-géants combattent au corps à corps, les dryades manient l’arc avec expertise, les elfes excellent dans les sciences naturelles et les humains font de bons magiciens. La caricature n’est pas loin. Néanmoins, il apparaît clairement que pour être efficace, votre groupe doit comporter un élément de chaque classe géré selon votre bon vouloir. Cependant, le choix de votre personnage principal se révèle peu crucial et n’a d’ailleurs aucune influence sur le déroulement de l’histoire.



Lève-toi, marche, et sauve le monde







Suite à une sinistre défaite où vous vous battiez en tant que mercenaire acquis à la seule cause monétaire, vous voilà retenu dans les geôles Dryades. Loin de sonner le glas de votre existence, cette captivité va, au contraire, vous donner l’occasion d’ouvrir les yeux, de vous repentir, puis de partir sur les chemins de la destinée dans la quête qui fera de vous un héros. Plongez dans les vestiges de l’ancien peuple Azunite pour retrouver les quatre morceaux du bouclier légendaire, puis, reforgez-le afin de vaincre Valdis et son épée extraordinaire. Si la trame principale de l’histoire reste extrêmement simple et son cheminement tout ce qu’il y a de plus linéaire, il n’en demeure pas moins que moult détails ont été traités directement ou par le biais des quêtes secondaires. Ainsi, le joueur le plus superficiel zappera tous les dialogues pour se contenter d’aller à l’essentiel : tuer tout ce qui se présente devant lui. A l’inverse, le joueur curieux souhaitant comprendre tous les tenants et les aboutissants de l’histoire, consacrera assurément beaucoup de temps et d’énergie à rassembler toutes les informations, mais sera récompensé de ses efforts. Ceci dit, le manque d’alternatives dans les dialogues et dans le déroulement du scénario amènent quelques petits regrets.



Petit perso deviendra grand



Lors des combats, votre personnage acquiert de l’expérience en fonction de son comportement dans chacune des quatre disciplines : corps à corps, attaque à distance, magie naturelle et magie de combat. Bien évidemment, comme toujours dans la plupart des jeux, il s’avère bien plus efficace de concentrer un personnage sur un gros point fort à exploiter au mieux que d’en construire un qui sera moyen partout mais vraiment fort nul part. L’intérêt de ce développement prend tout son sens lorsque vous composez votre groupe en engageant un personnage de chaque classe que vous poussez à l’extrême dans sa spécialité. D’un simple clic sur l’interface de gestion, vous déterminez le comportement de chaque membre de votre groupe pendant les combats. A chaque changement de niveau, vous obtenez un point de développement à dépenser sur un arbre de l’évolution. Cette nouveauté par rapport à Dungeon Siege apporte un coté plus RPG. Il convient de choisir sa voie avec la plus grande attention et de s’y tenir. En développant à l’extrême, par exemple, un elfe spécialiste des soins en magie naturelle, vous disposez d’un véritable service d’urgence médical ambulant capable de vous sortir de la plupart des situations. Les choix que vous faites dans l’arbre des évolutions conditionnent l’acquisition et la puissance de pouvoirs. Très puissants, ces pouvoirs se chargent lentement pendant les combats ou instantanément sur certains objets tels que les orbes de guerre. Utilisés à bon escient, ils font souvent basculer la tournure des événements en votre faveur et se révèlent véritablement dévastateurs sur les personnages à l’évolution judicieuse.



C’est à l’équipement qu’on reconnaît un bon guerrier



Croyez-le ou non, certaines fourmis de la taille d’un gros lapin cachent dans leurs poches des haches de bataille à deux mains ou des armures de plates. Si si si ! Passons outre la crédibilité douteuse de ce genre de détails pour nous attacher à tous ces objets divers et variés qui jonchent le sol au milieu des cadavres de vos ennemis : potions, armes, armures, amulettes, anneaux, sortilèges etc. Il faudrait être fou pour ne pas ramasser ces nombreux trésors. Fort heureusement, chaque membre du groupe porte lui-même son (gros) lot de matériel. Lorsque les inventaires sont pleins, il suffit alors d’un petit saut en ville pour fourguer le matos inutile au premier marchand venu. Surtout ne négligez pas le matériel et sélectionnez avec soin votre équipement. Les plus acharnés peuvent aller jusqu’à faire enchanter des objets selon leur propre désir à condition de disposer des éléments nécessaires. Toutefois, il est regrettable que les objets ainsi enchantés ne puissent tenir la comparaison avec certains objets magiques aléatoires. Le top du top en matière d’équipement consiste à rassembler un ensemble de plusieurs objets provenant d’un même pack. Plus le nombre d’objets récupérés d’un même pack est important, plus leur puissance s’accroît. Comme dans la version d’origine, vous disposez d’un coffre pour stocker le matériel dont vous pensez avoir besoin plus tard tel que, par exemple, des éléments pour des enchantements.



Et la magie, elle compte pour du pipi ?



Les sortilèges se manient exactement comme des armes. On sélectionne le sort souhaité et on fait un clic droit sur la cible (ou le lieu) pour déclencher les effets. En revanche, quelques créatures sont plus ou moins résistantes à certains effets (froid, feu, électricité, etc.), ce qui exige de votre part quelques facultés d’adaptation. Pour simplifier ces changements, les livres de sorts sont organisés en trois parties. La première partie contient jusqu’à quatre sortilèges sélectionnables rapidement depuis l’interface utilisateur accessible en permanence. La seconde partie comporte jusqu’à deux emplacements pour les sortilèges qui seront lancés automatiquement par le magicien dès qu’il en aura l’occasion. Idéal par exemple pour placer des sorts de soins ou de conjuration de familiers. Enfin, la troisième partie permet de stocker quelques sortilèges en réserve, juste au cas où. Lors des combats féroces et acharnés, il est nécessaire de mettre régulièrement le jeu en pause pour adapter notamment sa stratégie d’utilisation de la magie. Dans ces conditions, on passe presque d’une gestion des combats en temps réel à une gestion au tour par tour.



Un petit tour et puis recommence



Avec un minimum de stratégie et de discipline, le jeu n’offre qu’une faible résistance si ce n’est lors des combats contre les trop rares boss. Mais, là encore, certaines tactiques telles que le « Hit and Run » permettent d’en venir à bout sans trop de difficulté. Ainsi, la quête principale s’achève en une grosse vingtaine d’heures seulement. En revanche, achever cette quête en mode mercenaire débloque le mode Vétéran qui offre une véritable replay value. En effet, outre son niveau de difficulté (légèrement) supérieur, il offre pour vous l’occasion de revenir sur toutes les nombreuses quêtes secondaires qui vous font parcourir certains coins inexplorés d’Aranna tout en conservant vos personnages préférés.



A un c’est bien, mais à deux c’est mieux ?



Comme tout bon jeu digne de ce nom, Gas Powered Games ne pouvait pas faire l’impasse sur le mode multi joueur. Peut-être auraient-ils dû. En effet, la longueur de la quête empêche pratiquement de l’envisager en mode coopératif sur le net avec une équipe complémentaire et stable. Or, parcourir le monde sans but précis avec quelques vagues camarades de passage ne présente guère d’intérêt, quelque soit le mode (avec 1 ou 2 personnages). A l’heure des WoW et autres Guild Wars, le mode multi joueur en ligne fait un peu peine à voir et c’est bien dommage.



Sans pour autant marquer les esprits comme Dungeon Siege l’avait fait, ce second opus se consomme avec délectation en dépit de certaines imperfections. Comme le premier, cela reste efficace, mais sans pour autant mettre une claque au niveau visuel. D’ailleurs, certains effets soit disant pyrotechniques ou explosifs déclenchent plus l’hilarité que la crainte. Malgré ces petits défauts, l’ensemble reste une bonne évolution vers l’action-RPG en s’éloignant sensiblement du hack’n slash pur et dur. Ceux qui attendaient une nouvelle révolution seront déçus. A l’inverse, les joueurs qui apprécient le genre en pleine connaissance de ses limites passeront un bon (et long) moment.
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